Journal · Standards
Les standards que j'ai mis trop longtemps à oser avoir
On m'avait appris à être arrangeante. Personne ne m'avait dit qu'à force d'arranger, on finit par s'effacer.

Pendant des années, j'ai confondu la gentillesse avec l'absence de limites. Je disais oui pour ne pas décevoir, je trouvais des circonstances atténuantes à ceux qui n'en méritaient aucune, et j'appelais ça « être ouverte ». En vérité, je me rendais négociable.
Un standard, ce n'est pas un caprice. C'est une information que vous donnez au monde sur la façon dont on vous traite. Quand vous n'en avez pas, ce ne sont pas les autres qui décident à votre place — c'est le hasard. Et le hasard, en amour, choisit rarement bien.
J'ai fini par les écrire. Noir sur blanc. Ce que je ne tolérerais plus : l'inconstance, le flou entretenu, les gens qui prennent sans jamais donner. Et cette fois, je ne les ai pas rangés dans un tiroir. Je les ai tenus — même quand c'était inconfortable, même quand la peur de rester seule revenait frapper.
Le plus surprenant ? Les bonnes personnes n'ont pas fui mes exigences. Ce sont les mauvaises qui se sont écartées d'elles-mêmes. Vos standards ne vous isolent pas : ils trient.
« Un standard, c'est une information que vous donnez au monde sur la façon dont on vous traite. »
Et vous ?
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